Ambassade de France en Arménie
23 mars 2021

Exposition photographique « VIVANTS ! Regards croisés sur la jeune photographie française et arménienne »

L’Ambassade de France en Arménie, en collaboration avec le festival français CIRCULATION(S), organisé chaque année par le collectif artistique FETART, et le Centre National  d’Esthétisme Henrik Igityan, vous invite à̀ une exploration photographique organisée dans le cadre de la Saison de la Francophonie 2021.

 

L’exposition « VIVANTS ! Regards croisés sur la jeune photographie française et arménienne » présentera les séries photographiques de 5 jeunes photographes français et arméniens, Anne-Sophie Auclerc, Charles Thiefaine, Alexis Pazoumian, Sona Mnatsakanyan et Karen Khachaturov, qui offrent un double regard sur la France et l’Arménie contemporaines.

« Cette exposition témoigne d’une quête commune. Dans un climat global tourmenté par les crises sanitaires et politiques, à l’ouest comme l’est, l’élan vital est là, omniprésent. Un seul mot d’ordre : Imaginer l’après, envers et contre tout. Vivre toujours plus, mieux, différemment, juste rester vivant malgré la tempête ! » Extrait de la présentation de l’exposition par le Collectif FETART.

En charge de la diffusion et de la promotion de la langue et de la culture française en Arménie, l’Ambassade de France a à cœur d’offrir un espace d’expression aux jeunes artistes, dans un contexte fragilisé par la crise.

 

Présentation des partenaires de l’Ambassade pour cette exposition

Le festival CIRCULATION(S) est organisé par le collectif Fetart, association créée en 2005 pour promouvoir les jeunes photographes et qui compte actuellement une cinquantaine de bénévoles.

Circulation(s) est le festival dédié à la photographie émergente en Europe. Au Centquatre-Paris et dans des lieux satellites en France et à l’international, il révèle chaque année la vitalité de la jeune création et défend la diversité des écritures photographiques aux travers d’expositions et d’événements singuliers. Tremplin pour les artistes, laboratoire prospectif et innovant de la créativité contemporaine, Circulation(s)  est devenu en 10 ans un rendez-vous incontournable de la photographie et un révélateur de tendances. Depuis sa création en 2011, le festival a exposé plus de 400 artistes et rassemblé plus de 300 000 visiteurs autour d’une volonté toujours plus forte d’être un événement populaire et exigeant à la fois.

 

En savoir plus sur le festival CIRCULATION(S) : https://www.festival-circulations.com

 

Le Centre National d’Esthétisme est un lieu d’éducation, d’exposition des beaux-arts, de diffusion de la musique et du spectacle vivant. Le Centre National d’Esthétisme est réparti entre une galerie et un théâtre au 13 rue Abovyan à Erevan où se produisent de nombreux artistes contemporains arméniens et internationaux.

 

En savoir plus sur le Centre : http://nca.am

 

Présentation des photographes et de leurs séries exposées à Erevan

 

ANNE-SOPHIE AUCLERC- France 

« Il est déconseillé de se baigner dans un lac lors d'un orage » (2019)

« Why try to cross a lake during a thunderstorm? »

 

Biographie :

Anne-Sophie Aucler est une artiste française née en 1992. Diplômée de photographie et de graphisme, elle développe un travail documentaire et artistique qui questionne notre rapport aux images, au temps et à la mémoire. Partant de cas concrets, elle s’en détache pour proposer des mises en scène métaphoriques et conceptuelles.

 

Présentation de la série:

Pourquoi tenter la traversée d’un lac lors d’un orage ? Est-ce ce « désir de chute », celui-là̀ même dont parle Milan Kundera à propos du vertige ? La série Il est déconseillé́ de se baigner dans un lac lors d’un orage parle de la tension qui nous pousse à̀ flirter avec la mort pour se sentir incarné. Afin de percevoir les marques de cette énergie sur le corps, Anne-Sophie Auclerc est allée photographier des personnes ayant sauté à l’élastique à cent quatre-vingts mètres de haut. Leurs expressions témoignent d’une certaine ivresse, d’un abandon et d’une extase liés à l’approche dangereuse d’une zone de contact qui nous fascine et nous envoûte.

 

CHARLES THIEFAINE - France

« Tahrir – Désobéissance » (2019)

 

Biographie :

Originaire de Roubaix et né en 1991, Charles Thiefaine est photographe et journaliste indépendant vivant entre Paris et l’Irak. Il entame d’abord des études d’architecture avant de se réorienter vers une école de journalisme en 2013. En 2015, il se rend au nord de l'Irak où il commence une série photographique autour du quotidien dans cette région en proie à la violence. Il s'y installe deux ans plus tard, pour y poursuivre son travail documentaire.

 

Présentation de la série:

Novembre 2019, les manifestants tentent d’atteindre le pont d’al-Ahrar : l’un des axes qui mènent à la zone verte, quartier ultra-sécurisé de la capitale irakienne. En face, les autorités régulières, appuyées par des miliciens, tirent à balles réelles et usent de grenades lacrymogènes au poids hors normes. Au total plus de 600 personnes seront tuées et 20 000 blessées.

Je me suis intéressé, dans cette série, aux attitudes corporelles qu’adoptent les jeunes de Tahrir face à toute cette violence. On y voit de la joie, de la peur, de la camaraderie, de l’excitation, de la tristesse. Chaque corps semble se prémunir du danger à sa façon. Certains l’affrontent. D’autres s’en moquent. Tous se dressent face aux risques que présente la quête d’un avenir meilleur. 

 

ALEXIS PAZOUMIAN - France / Arménie 

« Jardin Noir » (2016-2020)

 

Biographie :

Alexis Pazoumian est un photographe et réalisateur Français d’origine arménienne né en 1988. Son travail est orienté vers le documentaire social, centré sur les communautés vivant en marge de la société. Des favelas de Rio, aux États-Unis, et plus récemment en Sibérie et en Arménie, les notions d’humanité, d’identité et de société sont au cœur de son travail. En décembre 2020, son nouveau film documentaire sur la région du Haut-Karabakh est diffusé sur la chaîne de télévision française Arte.

 

Présentation de la série:

La série de photographies d’Alexis Pazoumian présente l'étrange réalité de la vie dans ce territoire abîmé qu’est le Haut-Karabakh. Partout, les stigmates de la guerre sont présents. Nous sommes au cœur d’un bien étrange décor, celui d’un conflit « gelé » pouvant resurgir à tout instant. Alors comment envisager le quotidien lorsque l’on vit un temps en suspens perpétuel toujours à la lisière de la guerre ? Et quel est l’impact d’une telle existence sur la culture, les traditions, l’architecture d’un territoire ? 

Ce projet qui a débuté en 2016 cherche à comprendre les habitants de cette région, leur lutte pour l'indépendance et pourquoi, malgré des années de troubles, ils restent engagés dans cette cause. Car pour la majorité des habitants du Haut-Karabakh, vivre là-bas est tout simplement un acte de résistance. 

 

SONA MNATSAKANYAN – Arménie 

« Journal de Vanadzor » (2019)

 

Biographie :

Sona Mnatsakanyan est une photographe et réalisatrice autodidacte arménienne née en 1999. Elle utilise aujourd’hui la photographie et la vidéo comme moyens d’expression pour traiter des sujets variés qui l’entourent et suscitent son attention, étant profondément attachée à son territoire.

 

Présentation de la série:

Vanadzor, la troisième ville d’Arménie, a vu ses usines fermer à la suite de l’époque soviétique et ne s’en est plus relevée depuis. Située au nord du pays, entourée de montagnes, la ville est à ce point coupée du monde qu’elle a acquis, au fil du temps, la réputation d’être l’une des villes les plus désespérées d’Arménie.

 

Aujourd’hui, les jeunes sont nombreux à vivre et à créer à Vanadzor.

À travers sa série de photographies « Journal de Vanadzor », Sona Mnatsakanyan tente de comprendre comment la ville affecte ces jeunes et quel est leur impact sur elle. En suivant quelques-uns d’entre eux, elle a obtenu une image ambiguëe : certains souhaitent partir, alors que d’autres y ont trouvé l’harmonie.

 

Présentée comme un journal, cette série partage les réflexions de ces jeunes dans leur rapport à cette ville si particulière.

 

KAREN KHACHATUROV – Arménie 

« À la mémoire de ma grand-mère » (2020)

 

Biographie :

Karen Khachaturov est un photographe et réalisateur arménien né en 1992. Avec une esthétique surréaliste, il crée des scènes qui frôlent la théâtralité. Issues du quotidien, elles nous racontent des histoires quelquefois incompréhensibles qui nous emmènent dans un monde absurde, voire troublant.

A ce jour, les travaux de l’artiste ont été exposés en Arménie et à l’international (Tbilissi, Tel Aviv, Pékin, Shenzen, Toronto, Sydney, New York) et ont fait l’objet de multiples publications (VintEDGE, Vogue, The Gardian, Fisheye Magazine, Konbini…).

 

Présentation de la série :

Il était impossible d’ignorer le vide et la solitude, la perte et le sentiment de rupture. 50 ans d’empathie, de joie, de sourires et parfois de regards moroses partagés : voilà comment Karen Khachaturov nous livre un regard sur le deuil de l’être aimé à travers l’expérience de son grand-père. Que faire à sa place ? Comment continuer à vivre tout en sachant qu’à chaque réveil ou coucher, il faut affronter l’obscurité et le vide laissé par l’absence ?

Karen Khachaturov nous présente la série « À la mémoire de ma grand-mère » qui raconte le combat de son grand-père contre la solitude suite à la disparition de son épouse, la grand-mère de Karen.